Diététique Sportive : Conseils et actualités en nutrition du sport

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Tag - métabolisme

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samedi, 12 septembre 2009

Taxe carbone : les sportifs bientôt taxés ?

La taxe carbone est un sujet d’actualité qui fait débat parmi la population et nous sommes tous sensibilisés (ou presque !) aux émissions de carbone liés à nos diverses activités. Les initiatives pédagogiques et réglementaires pour nous informer sur le sujet sont de plus en plus nombreuses. Une marque de supermarché (Casino pour ne pas la citer) indique l’indice carbone de ses produits, en collaboration avec l’ADEME. Quant aux voitures, l’indication de leur émission de CO2 est désormais obligatoire. Les achats de produits locaux et les modes de déplacements non motorisés pour se déplacer sont conseillés. Si la marche ou le vélo réduisent effectivement les émissions de carbone, leur impact n’est pas nul pour autant, comme on pourrait le croire.

Pour vous le démontrer, j’ai donc évalué (petit jeu d’été !) de façon très approximative les rejets de CO2 annuels liés au métabolisme pour un homme de 70 kg peu actif et pour un sportif de même poids s’entraînant 5 fois par semaine pendant 2h à 70 % de VO2 max. La quantité de CO2 rejeté par le sédentaire s’élève à environ 270 kg par an, tandis que le sportif rejette bien plus : 370 kg environ. Et oui, en 3 ans, le sportif rejette plus d’une tonne de CO2 !! soit autant qu’un homme obèse peu actif de 100 kg….(pour faire le parallèle avec l’étude, très critiquée, des chercheurs britanniques qui ont étudiés l’impact climatique de l’augmentation de l’indice de masse corporelle). Si on appliquait la taxe carbone à un sportif assidu, il devrait contribuer à hauteur de 17 euros tous les 3 ans !! Heureusement l’impact de l’activité sportive sur notre santé est suffisamment importante pour que la taxe carbone ne concerne pas les rejets de CO2 liés à notre métabolisme ! En tout cas, si vous souhaitez faire votre bilan carbone personnel, l’INSA et l’ADEME ont développé un outil accessible en ligne à cette adresse : bilancarbonepersonnel.org

mardi, 7 juillet 2009

En ambiance chaude, la réponse métabolique à l’exercice physique est modifiée.

Ainsi, cette revue de littérature montre que la réalisation d’un exercice endurant dans ces conditions favoriserait l’oxydation des glucides et augmenterait la glycogénolyse. Par contre, la fatigue apparaitrait pour un niveau de glycogène musculaire plus élevé, donc plus rapidement. Cette fatigue serait surtout reliée à des facteurs centraux. Ainsi, une production accrue d’ammoniaque au niveau musculaire qui serait ensuite captée par le cerveau, pourrait en partie expliquer l’apparition précoce de la fatigue en ambiance chaude. Une captation plus importante de glucose au niveau cérébral pourrait être une autre explication. Toutefois, la vérification de ces hypothèses est nécessaire.

Exercise heat stress and metabolism. Med Sport Sci. 2008;53:121-9. Mündel T.